Envie de retrouver le passé, d'embrasser la passion, de vivre sans crainte du lendemain, de ne pas penser a la nostalgie, de ne penser a rien, rien du tout...
Et se contenter de s'amuser, de croquer la vie a pleines dents, de se dire que demain ce sera meilleur qu'aujourd'hui, de se dire que demain on sera encor plus fou, encor plus heureux, encor ensemble...
Le passé était si féerique si merveilleux, aujourd'hui je me réveille dans un autre monde rien a changé ou peut être tout. J'ai le vertige, je marchais droit, seul mais droit, et l'idée m'est venue de me mêler a la foule... celle qui marche en contre sens, celle pour qui les autres sont semblables sans exceptions.
-et fumer
-et se shooter
-et se bourrer
-et sortir
-et rire
-et s'embrasser pour le fun...
et les sentiments dans tout ça ? et les c½urs ? et la putain d'affection !?
avant l'on pouvait encor se prendre dans les bras et se dire « je suis la pour sa, confie toi a moi », et fermer les yeux puis dire tout a l'autre, a son ami, tout déverser sans avoir peur de rien et faire confiance, naïvement savoir que l'autre sera la.
Et quand l'autre n'est plus la, quand les autres ne peuvent plus rien pour toi, tu es si loin...tu as tant changé.
Essayer de parler vainement a son c½ur, mais comprendre qu'il ne fait résonner que l'écho de ce que l'on est ! puis regretter le passé et ne pas pleurer...penser c'est tout, dire que sa nous manque et chanter a haute voix pour ne pas entendre la petite âme en toi qui pleure, et chanter a tue tête jusqu'à déchirer ses cordes vocales. Sa ne sert a rien m'a t'on dit, ce n'est que l'adolescence...mais pourquoi mêler tant de choses a la fois ? tout ne vient que de sois même, ou des autres car après tout « l'enfers c'est les autres ».
J'ai peur de moi...
Demain qui serais je encor une fois ? et demain qu'aurais je a dire ? qu'aurais je a me reprocher ?
On écris si bien quand il s'agit de se plaindre, de dire du mal ou de critiquer. On a ça dans le sang, nous humains, nous traîtres, nous autres...
Tant de couleurs, tant d'odeurs, tant de musiques, aussi différentes les unes des autres mais voilà quand elle ne vous projettent que le passé, ce passé qui devient si occulte tellement il était confiant, stable et bienveillant.
« a force de marcher les yeux bander on finit par se faire marcher dessus... »